Coucoù
Coucoù traverse sa dernière nuit. Dans une chambre envahie de câbles électriques, ses souvenirs affleurent et se jouent de la réalité qu'elle n'est plus en mesure de maîtriser. Désarmante de solitude, elle se lie à ses lampes, témoins d'une mémoire vacillante où le quotidien bascule peu à peu vers une histoire familiale hantée par les silences...
Que reste-t-il d'une vie, d'une histoire quand la mémoire disparaît ?
Distribution
Texte Humphrey G Lebrun et Kristel Largis Diaz
Conception, mise en scène et jeu Kristel Largis Diaz
Dramaturgie et collaboration artistique Humphrey G Lebrun
Scénographie Manon Choserot et Kristel Largis-Diaz
Accessoires et regard extérieur Manon Choserot
Création et régie lumière Jean-Victor Tournade
Création et régie sonore Frédéric Minière
Doublure plateau Diane Kristanek
Enregistrements sonores Antoine Vaillant
Assistante mise en scène et tournée Cécile Lemaître
Production Luna Gardet-Belle et Kristel Largis-Diaz
Théâtre / Installation / Performance
Durée 1h
A partir de 15 ans
Théâtre et lieux patrimoniaux
Extrait vidéo / working progress (7min)
Production La Vague Régulière & Cie / Coproduction Le réseau PAN- Producteurs Associés de Normandie (Le Préau- CDN de Vire, La Comédie de Caen, CDN de Rouen, DSN-Dieppe Scène Nationale, Le Tangram- Evreux, Scène Nationale 61-Alençon, Le Volcan- Le Havre) Le Préau – Centre dramatique national de Normandie, Vire - Le Vivat, scin d’Armentières - Itinéraires d’artiste(s) 2025 (Coopération Nantes, Rennes, Brest, Le Mans, Rouen) - Soutien TQI : le Théâtre des Quartiers d’Ivry - Centre dramatique national du Val-de-Marne- Le Labo Victor Hugo, Ville de Rouen - La Cité théâtre, Caen - DSN - Dieppe Scène Nationale - Le Jardin Parallèle, Reims -Théâtres Dullin-Dormoy / Ville de Grand Quevilly - la SACD. Avec le soutien à l'innovation et aux formes hybrides dans la création artistique du département de Seine-Maritime et l’aide à la maquette de la Région Normandie. Avec l’aide de la CFPPA du département du Calvados dans le cadre du projet d’exposition “Regards”


Calendrier
SAISON 2026 /27
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17 et 18 novembre - 20h au Vivat, scène conventionnée d’Armentières
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24 novembre - 14h30 scolaire au Drakkar, DSN- Dieppe Scène Nationale
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24 novembre - 20h scolaire au Drakkar, DSN- Dieppe Scène Nationale
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9 et 10 Février - Théâtre des Deux Rives, CDN de Rouen, Normandie
SAISON 2025 /26
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21 mai à 10h - Festival à Vif, Le Préau, CDN de Vire
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22 mai à 10h - Festival à Vif, Le Préau, CDN de Vire
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26 mai à 20h30 - Chapelle Grammont, Curieux Printemps, Ville de Rouen
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28 mai à 20h30 - PNR de Passais-la-Conception , Festival à Vif, Le Préau, CDN de Vire

LES APPARITIONS
Je ne cherche pas à jouer la vieillesse.
Les signes apparaissent ailleurs : dans les gestes, le rythme du corps, un regard qui passe de l'égarement à la joie, de l'angoisse à la naïveté, dans une langue déracinée, sans adresse mais habitée d’une survivance poétique.
La jeunesse du corps ne nie pas la vieillesse mais vient plutôt réveiller la présence invisible de cette vieille dame.
Le théâtre est pour moi le lieu de cet invisible. On y fait apparaître des présences qui n'existent pas ou plus.
Ce qui m'intéresse, c'est le moment où le regard du public bascule, où une situation ordinaire commence à être lue autrement : Coucoù prend son petit déjeuner. La biscotte craque. Le bruit prend de plus en plus de place. Le geste ralentit. Le temps s'étire. Le regard cherche quelqu'un qui n'est pas là. L’action devient le lieu d'une solitude immense.
C'est dans ces infimes glissements que se construit l'écriture de Coucoù. Une nappe blanche devient tour à tour voile de mariée, chiffon tablier, placenta, bébé ou écume... Elle disparaît comme peau de chagrin.
Nous n'utilisons aucun projecteur. Seules les lampes domestiques sculptent l'espace et font naître un univers nocturne où les choses n’existent que dans le contraste entre l'ombre et la lumière. Elles ne se contentent pas d'éclairer les souvenirs. Elles les font advenir.
Le réel glisse dans le passé, s'y déforme, puis réapparaît dans un présent transformé. Comme la mémoire, l'écriture de Coucoù est fragmentaire. Elle en adopte le fonctionnement. Elle est faite de manques où peuvent se loger nos imaginaires.
Elle n'invite pas à résoudre une énigme, mais à éprouver ce qui résiste encore lorsque les souvenirs se dérobent.
Kristel Largis-Diaz




